Nous devons envisager le pire, profitons-en

L’inégalités sociales, urgence climatique, effondrement de la biodiversité, menaces pesant sur la démocratie… la liste et l’urgence des défis auxquels nous faisons face nous obligent à inventer de nouvelles manières de mobiliser intelligence et créativité collectives. Et si le fait d’envisager le pire permettait d’agir mieux aujourd’hui?

Dans les années 1950, le psychologue Abraham Maslow renverse la psychologie en considérant les patients non plus seulement comme des malades mentaux, névrosés, mais comme pouvant s’améliorer, en voyant ce qui va bien et pourrait aller encore mieux. De là, son confrère Martin Seligman invente la psychologie positive.

Dans le même esprit, le professeur de sociologie médicale Aaron Antonovsky théorise à la fin des années 1970 la “salutogenèse”, qui met la médecine sens dessus dessous en se concentrant sur les facteurs qui favorisent la santé et le bien-être, plutôt que ceux qui engendrent les maladies, la classique “pathogenèse”. Alors que nous voyons d’ordinaire la vie comme une rivière qui nous porte de la naissance à la mort, Antonovsky postule qu’avec la salutogenèse, nous pouvons “apprendre à nager à contre-courant”.

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